Présentation de Mourjou en chataigneraie





 

Mourjou
(en Châtaigneraie)

 

 

Petite commune de la châtaigneraie cantalienne, comptant 350 habitants répartis en bourg et hameaux, MOURJOU s'étend sur près de 3000 hectares de collines douces, et de vallons boisés agrémentés de rus ou ruisseaux. 

 

 

Ce village, au sud-ouest du département, posé sur une colline plus basse que celles qui l' entourent, se trouve protégé des vents, et bénéficie ainsi d'un climat particulier. Il faut signaler que la commune est limitrophe du département de l'Aveyron appartenant lui, à la région midi-Pyrénées.

Cette situation géographique explique la douceur du climat local comparé à celui de la montagne cantalienne.

 

  

Jusque dans les années 60, les techniques de l'assolement faisaient alterner: tubercules, céréales, fourrages, et jachères. Les apports d'engrais chimiques pratiquement inexistants n'autorisaient pas de grands rendements.

Le climat, l'altitude moyenne(450 m), permettaient cette polyculture associée à un élevage bovin et porcin sur des exploitations très petites et morcelées.

Ces méthodes agricoles favorisaient le développement d'une faune sauvage variée, et abondante. Lièvres, perdrix rouges, cailles, lapins, ramiers, étaient présents dans les collines.

Dans les rus et ruisseaux , vairons, écrevisses, anguilles et truites faisaient la joie des pêcheurs de tout âge.

 

 

 La modernisation de l'agriculture, très rapide à partir des années 60, a entraîné l'arrachage des haies pour agrandir les parcelles, et permettre ainsi une utilisation plus facile du matériel agricole. Des élevages hors sol, porcin ou bovin, sont apparus demandant de gros investissements.

Les nouvelles méthodes de culture incluant des traitements chimiques(désherbants), et des apports importants d'engrais (nitrates): les petits exploitants, souvent âgés, n'ont pu investir dans l'achat de matériel lourd, préférant se défaire de leurs terres (louées ou vendues) au bénéfice des exploitations voisines.

Les conséquences de ces nouvelles méthodes, n'ont pas tardé à se faire sentir sur la faune. Vous n'entendrez plus cacaber les perdrix rouges, ni la caille des blés vous lancer son "pay' tes dett's - pay' tes dett's ". Les lapins de garenne ne gambadent plus en lisière des fourrés, les soirs d' été. Seuls subsistent quelques lièvres, et le chevreuil qui s'est bien implanté. Depuis peu, des sangliers font leur apparition sur le territoire.

Dans les ruisseaux, vairons, écrevisses, et truites ne sont plus que représentés par quelques spécimens.

 

 

La population elle même subit les conséquences de cette nouvelle organisation.

Les jeunes dont l'avenir n'était plus assuré sur l'exploitation agricole ont du quitter celle-ci, et trouver du travail dans d'autres secteurs. Ceci occasionnant un départ hors de la commune, ou du département, avec pour corollaire une baisse de la population. Les petits commerces qui subsistaient, ont fermé les uns après les autres. L'école a vu ses effectifs baisser fortement, et ne continue à exister que grâce à un regroupement pédagogique avec une commune voisine.

Cet exode -qui n'est certes pas nouveau pour la région- a entraîné une dispersion de la jeunesse. Sur le territoire même de la commune, les exploitations, moins nombreuses, et plus éloignées les unes des autres, rendent les rencontres entre jeunes un peu moins fréquentes.

Tout doucement le village était en train de s'étioler,
et peut-être de disparaître ?

 

 

Cette situation, un groupe de jeunes du comité d'animation, n'a pas voulu l'accepter. Au cours d'une réunion, ils ont cherché ce qu'ils pourraient faire pour redonner un peu de vie au village.

Leur choix s'est arrêté sur le principe de l'organisation d'une foire, avec pour thème: la châtaigne, le châtaignier, et les produits dérivés. Tout ce qui touche à la châtaigneraie.

 

 

Pour la 9e fois en 1998, une association de bénévoles organise cette foire- l'avant-dernier week-end d'octobre, à la saison des châtaignes-.
Leur objectif : promouvoir le renouveau de la châtaigne, du châtaignier, et l'identité "castanhaïre" au travers d'une manifestation d'arrière-saison. Le public a répondu présent, puisque 15 à 20000 personnes fréquentent cette manifestation; ce qui contribue à faire connaître MOURJOU à tous les amateurs de châtaigne.

 

  

Le succès de cette manifestation, attire tous les ans un nombre croissant d'exposants, qui font assaut de créativité pour proposer des produits dérivés de la châtaigne. Chaque année une sélection de ces produits est effectuée, et se voit attribuer une distinction (Pélou d'or,d'argent,ou de bronze).

Une animation permanente se déroule durant les deux jours que dure la foire.

Le comité d'organisation écoule durant cette foire, 6000 litres de cidre doux, 3 tonnes de châtaignes grillées, 600 fouaces à la farine de châtaigne, cuites au feu de bois dans les anciens fours à pain du village.

 

 

A l'occasion de la première foire, une boisson spécifique a été crée: le "pélou tonic", et remporte un bon accueil depuis.

C'est suite au succès de ces manifestations que MOURJOU, s'est vu adjoindre: "en châtaigneraie" en complément de son nom de commune. Au cours d'une cérémonie officielle, des panneaux de signalisation avec ce nouveau nom ont été installés à l'entrée du village.

Un musée de la châtaigne a été réalisé et est ouvert au public depuis le printemps 1999. La maison de la châtaigne est également ouverte.

Ces réalisations ont été rendues possibles grâce à l'association des communautés des communes regroupées autour d'un projet dont le coût financier dépasse les capacités de la seule commune de MOURJOU.

 

 

Au cours des travaux de terrassement aux abords de la maison de la châtaigne, un départ de souterrain a été mis a jour. En d'autres lieux de la commune, de tels ouvrages avaient été découverts, à l'occasion de divers travaux, et aussitôt rebouchés.

La légende sur un dédale souterrain reliant divers points de la commune, pourrait bien être une réalité oubliée. Ce réseau était probablement utile à certaines époques troubles dans l'histoire de la région. En effet de nombreux "châteaux" ornent la commune : Berbezou où Henry IV aurait séjourné; Jalenques; Maison bourgeoise du bourg; ferme fortifiée de Sadours; La Calmette; ruines du château de Chaules... autant de lieux où sont supposés aboutir ces souterrains.

Dans les gorges de la Ressègue, et presque invisibles pour qui n'est pas averti, il est possible de découvrir les ruines de la "ville de Meallet" dont il ne reste que quelques murets, enfouis sous la végétation.

Des circuits de petite randonnée sont ouverts à travers la commune, et utilisant les tracés des anciens chemins, permettent de relier ces lieux.

  

   

Pour en savoir plus sur le CANTAL :

 Les Musées du cantal

Les châteaux ouverts au public 

 

 

 Bibliographie

Quelques auteurs traitent de la châtaigneraie dans leurs ouvrages sur le Cantal:

LE GUIDE DU CANTAL -Pierre WIRTH -Editions La Manufacture
69006 LYON

LE CANTAL - Christian MARCHI - Editions De Borée
63100 Clermont-Ferrand

L' Almanach des gens d'Auvergne 1999 - Communication Pressse Edition 41202 ROMORANTIN

 

 

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